Coutures de Plantain – qui a dit que la couture était facile ?

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Mes aventures en couture, partie n°2.

Parce que je me suis sentie beaucoup mieux après mon article sur les pochettes loupées, voici mes deux premiers vêtements !

Ils ne paraissent pas très loupés, vus de loin tout du moins, mais ne vous fiez pas aux apparences ! Je mets au défi une serial couturière de tenir 30 secondes devant mes plantains sans partir en courant ! Et sans m’assaillir de questions et de règles de morale ! Non, madame, du jersey pour mes premières véritables couture, ça ne me fait absolument pas peur. C’est l’avantage du débutant : ne pas savoir ! Ne pas savoir que ce n’est pas conseillé ! Ne pas savoir changer l’aiguille de sa machine à coudre. Ne pas savoir qu’il y a des points spéciaux pour les tissus extensibles. Autant vous dire qu’il m’aura fallu autant d’heures de documentation que d’heures de couture pour en arriver aux conclusions suivantes :

– Ce n’est pas si pire.

– J’étais naïve, et de fait téméraire. Depuis, je ne me risque plus à rien !

– C’est en faisant des erreurs, que l’on apprend. C’est encourageant, ma marge d’apprentissage est assez conséquente !

***

Un peu en retard, donc… Comment ça on est déjà en semaine 3 de 2015… ?

Il faut bien que je vous montre mes deux Plantains de 2014 ! Autant vous dire, qu’ils ne vont pas révolutionner l’histoire du plantain, mais ils révolutionnent un peu ma vie, puisque ce sont mes premiers vêtements cousus mains. Même que j’assume et que je les porte au boulot (cf. plus bas pour les questions existentielles sur le fait de les porter, ou non).

Le premier, je ne sais plus vraiment de quand il date, du printemps dernier je pense. Avec un joli tissu de chez Motif Personnel, si mes souvenirs sont bons. D’abord, il a fallu l’œil avisé de ma sœur pour me dire de faire attention, on ne coupe pas n’importe comment dans un tissu à motifs ! Oui, c’est mieux de les avoir dans le bons sens ! A moins de vouloir faire un effet kaléidoscope ! Je n’ai jamais réussi à faire l’encolure avec la bande, pourtant ma sœur, toujours là, m’avait bien expliqué en personne, puis par texto, puis par téléphone. J’ai dû même lire tous les posts de blogs de l’Internet du monde entier sur le plantain… Pas trouvé de réponse. Ça doit être si évident… Si évident, que je me suis contentée d’un rempli pour l’encolure. Très facile pour le coup. Le bas rebique,  les coutures à l’intérieur sont des big-bangs incommensurables (si, si !) et parfois ce n’est pas très très droit (si peu). Bien évidemment, les coudières, très peu pour moi !

Pas de coudières non plus pour le second, dans un tissu mailles plus épais, trouvé chez Mondial Tissus et dont j’adooooore la couleur ! Je me suis beaucoup plus appliquée ! Entre temps j’ai vu ma sœur faire une encolure sur une robe Sureau (que j’ai commencée en octobre, qu’elle m’a gentiment avancée et que je n’ai toujours pas terminée). Alors j’ai réussi tant bien que mal à reproduire ce tour de magie. Oui parce qu’à ce niveau là, c’est loin d’être de la science exacte ! Le tissu c’est vivant, c’est extensible, ça bouge et la machine fait ce que bon lui semble ! Ce qui a pour effet de faire des plis qui ne sont pas complètement symétriques…

Sauf. Sauf que, c’est beaucoup moins décolleté et que finalement je préfère la version sans bande d’encolure, juste avec un rempli (et oui… on ne se refait pas !). J’ai, quand même, repiqué toutes mes coutures intérieures à ras avec un point zig-zag et ça semble presque-pro à mes yeux de novice ! Bon ceci dit, je trouve que ça fait quand même des « trucs » un peu trop épais au niveau du bas du t-shirt et des bouts des manches.

Autre petite déception avec cette deuxième réalisation, et non pas des moindres, puisqu’elle est très très subjective : je trouve qu’il me va moins bien… Voila quelque chose de très constructif ! Le tissu me donne l’impression de faire ressortir en fois mille tous les défauts que je me trouve. Dur !

***

Cependant, comme je vous le disais, j’arbore presque fièrement mes vêtements. Sous un gilet, mon premier plantain est très potable et le second, passe pas trop mal avec une écharpe pour masquer les plis moches disgracieux. Ce qui m’amène quand même à me poser des questions existentielles…

Est-ce que les autres osent porter leurs « loupés »… Ou alors, est-ce que j’ai un problème d’amour propre à régler ? Parce que franchement, sans sur-jeteuse et sans cours, je ne suis pas prête de porter mes cousettes… Et pourtant mon cœur balance, entre fierté et déception, entre envie de mieux faire et pas le courage de m’y mettre, entre les-autres-je-m’en-fous et le-regard-des-autres-est-sans-pitié… Dois-je avoir fini d’apprendre pour les porter (soit jamais) ? Attendre la réalisation réussie (soit pas encore) ? Et dire que j’en suis seulement au stade t-shirt pour débutant, donc facile (soit, ma vieille, t’es pas sortie de l’auberge)…

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Depuis, j’ai royalement planté une robe plantain.

Après tout, l’apprentissage, c’est aussi chercher son chemin… Autant vous dire que, pour moi, celui du tricot est beaucoup plus serein !

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  1. Pingback: Oh ! Des robes Plantain ! Deer & Doe quand tu nous tiens ! | Biroulegem

  2. Tu poses là des questions fondamentales auxquelles j’ai radicalement répondu depuis environ 3 ou 4 mois : j’ai viré tous mes premiers vêtements cousus car très imparfaits malgré ma grande fierté au départ d’avoir cousu telle ou telle pièce de vêtements et aussi je n’ai rien cousu depuis ma blouse Denver cet automne (celle-ci est encore dans mon placard). En fait le raisonnement va aussi de paire avec la formation d’une sorte de « capsule » (voir chez Caroline Joy) qui m’a permis de me rendre compte que je ne portais pas ces vêtements. Il y a aussi un article (en anglais je crois) qui traine d’une blogueuse qui explique pourquoi elle va enfin arrêter de coudre des robes puisqu’elle n’en porte pas! Du coup, il me reste deux Plantains, un short Châtaigne (trop grand et à défauts mais que je peux porter le weekend), une robe Aubépine (à réparer car trouée), et une robe Anna (d’été)… Merci d’être repassée par chez moi.. tu en es où avec le massacre à la gouge? je vais zieuter le reste de ton blog pour voir…
    Au fait rappelle-toi ce que tu faisais de tes premiers tricots… et j’adore ton jersey à fleurs!

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  3. Bien sûr qu’on fait toutes des erreurs! Je trouve que tu t’en es bien sortie au final! Donc tu dois absolument continuer et porter ce que tu fais!
    Sache par expérience que bien souvent, seule la couturière voit les défauts (on finit même par ne voir que ça!). Et si tu regardes bien les fringues achetées dans le commerce, elles ne sont pas toujours sans défaut non plus.

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  4. Il ne faut pas se décourager en couture, le tout c’est d’expérimenter et de tenter le coup…parfois ça passe et il faut alors en être fière 🙂

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  5. Bravo pour t’être lancée! Je me demandais quand tu les posterais lol. Pour te consoler, moi aussi j’ai planté mon plantain banane, c’était ma première vraie expérience avec le jersey sans ma mère, et j’ai des trous au niveau des coutures car je n’ai pas utilisé la bonne aiguille sur ma machine (aiguille pour jersey donc) et mon tissu était assez raide. Je le mets quand même mais je le couperai un jour pour en faire un vêtement pour enfant car j’aime bien le tissu.
    Si tu veux faire un aprèm couture, tu sais à quelle porte frapper!

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  6. Mon problème avec la couture, c’est les patrons : vu que je suis nulle il faut que je les suive à la lettre, et ça m’ennuie. Alors qu’avec le tricot, ça fait belle lurette que je m’y connais assez pour expérimenter, pour me rattraper si besoin, et s’il n’est pas tout pareil que sur le patron, ben c’est pas grave

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  7. Je vote aussi pour oui ! Porte-les, aime-les ! 🙂 Je les trouve très chouettes.

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  8. Oh la la, mais bien sûr que tu DOIS les porter tes vêtements ! Ne serait-ce que parce que c’est toi qui les as cousus ! Ils sont très beaux, tous les deux. Un grand bravo !!!!!!

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  9. J’adore,j’adore et j’adore !:-) le premier plantain et surtout son imprimé, le second pour sa couleur et surtout…ta narration! 🙂
    Continue ! Et meme si tu rentres pas dans la Haute couture, tu peux avoir le prix du meilleur récit!:-)

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  10. Quel plaisir de lire ton article !!! J’ai beaucoup (sou)ri !
    Alors d’abord tu ne choisis pas la facilité, c’est sûr mais sauf à se décourager complètement c’est un moyen d’apprendre.
    Ensuite oui les loupés ça se porte, et avec grande fierté ! Jusqu’à ce que tu aies pris assez d’expérience pour que les petits défauts te gênent vraiment mais là c’est que tu seras devenue orgueilleuse et c’est pas bien 😉
    Après c’est une question de tempérament. Exemple : j’ai un peu d’expérience en couture mais je ne suis pas perfectionniste. Du coup je porte mes vêtements, fièrement, et avec leurs défauts et pis c’est tout (et j’évite les tissus extensibles comme la peste !!!)

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  11. Moi je dis bravo ! Fallait quand même le faire & je serais toi, je les porterais fièrement ! Hip hip hip !

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